| LA VERITE SUR LE SANG DE JESUS DANS LE COMBAT SPIRITUEL |
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| Écrit par Pasteur Sylvain |
| Mercredi, 22 Février 2012 06:39 |
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LA VERITE SUR LE SANG DE JESUS DANS LE COMBAT SPIRITUEL Problématique Le réveil qu’a connu notre pays, il y a plus ou moins trois décennies, a ramené à la surface des pratiques et doctrines scripturaires qui ont été ignorées des chrétiens pendant longtemps. Les réalités sociologiques et culturelles ont fait qu’à tord et/ou à raison, le combat spirituel est très en vogue dans le monde évangélique. Et parmi les armes utilisées dans cette bataille contre le monde des ténèbres, figure en bonne place le Sang de Jésus. Le sang est invoqué pour faire fuir les démons. Tantôt, on en fait l’aspersion pour « purifier » les repas. Le sang est sensé assurer une protection maximale face aux attaques du monde des ténèbres. On en asperge autour de sa demeure, à l’exemple des israélites en Egypte, pour se protéger des assauts du diable. Et lors des séances d’exorcisme, on va même jusqu’à faire boire aux démons le sang de Jésus. On balise sa route avec le sang. On met les démons en contact avec le sang. Etc. Avec comme soubassement argumentaire le verset d’Apocalypse qui déclare : « Ils l’ont vaincu à cause du sang de l’agneau. » Et tout cela est accompagné des témoignages des chrétiens et des ex-sorciers sur la pertinence et l’efficacité de l’invocation du sang dans le combat spirituel et surtout lors des délivrances. Et la Bible, que dit-elle ? Dans le présent travail, nous allons nous atteler à comparer les pratiques liées au sang en rapport avec l’exorcisme, pratiques largement répandues dans le monde évangélique, face aux prescrits bibliques. Car, même si une pratique fait autorité dans le milieu des chrétiens de par son efficacité apparente, elle ne peut être érigée en doctrine, rien que sur la base des expériences des tiers. Nous énoncerons les principes au travers desquels une doctrine est bâtie. Nous sommes conscients de remettre en question des pratiques qui, pour plusieurs, ont fait leur preuve. Des témoignages des magiciens, des occultistes et de certains chrétiens corroborent cela. Mais en tant qu’apologète, nous ne devons pas avoir peur d’amorcer une polémique, afin d’amener la lumière sur les pratiques et exercices spirituels en vogue dans l’Eglise. Car la question à se poser n’est pas de savoir si plusieurs chrétiens appuient la vérité à reconsidérer ; mais plutôt : Et la Bible, qu’enseigne-t-elle ? Trouvons-nous des versets bibliques qui confirment l’assertion ? Y a-t-il des analogies dans les Ecritures ? La doctrine va-t-elle dans le sens de la révélation telle qu’elle nous a été transmises par les saints apôtres une fois pour toute ? Intérêt du sujet Le combat spirituel est une réalité de tous les jours dans la vie du chrétien. Dans la majorité des églises évangéliques, l’on est confronté, bien souvent, aux cas de délivrance. On le constate lors des croisades d’évangélisation, actions évangéliques ou lors des cultes ordinaires lorsque l’Esprit se meut librement. Il importe donc que l’Eglise de Jésus-Christ soit enseigné sur une telle réalité, et ne pas se contenter des simples pratiques et expériences accumulées au fil du temps. Ce travail s’attellera ainsi à déblayer le terrain, en établissant les principes bibliques, tout en réfutant l’erreur. Nous sommes donc convaincu qu’un éclairage apologétique est indispensable en cette matière, quand on connaît l’importance et la place primordiale qu’occupe le sang de Christ dans la religion chrétienne et la place de la délivrance dans les milieux évangéliques. Il nous faut aussi savoir qu’une pratique scripturaire apportera des résultats scripturaires. La maturité chrétienne exige à ce que l’on ne se fie pas simplement aux résultats, au nombre d’adhérents, à la sincérité et aux divers témoignages. Il faut que la doctrine satisfasse aux prescrits bibliques et théologiques reconnus dans l’établissement d’une vérité en doctrine. Dès lors, la démarche apologétique et épistémologique adoptée dans le présent article aidera à faire la part des choses entre le vrai du faux, entre ce qui est biblique et ce qui relève simplement de la croyance populaire. Elle contribuera à éprouver la véracité originelle des bases sur lesquelles reposent les pratiques liées à l’usage du sans dans le domaine du combat spirituel, et particulièrement de l’exorcisme. L’intérêt du présent travail consiste ainsi à confronter des pratiques séculaires globalement reconnues comme bibliques et efficaces dans certains milieux évangéliques à la vraie révélation des saintes Ecritures, telle que nous transmise par les saints apôtres une fois pour toute. |